« Notre objectif à terme, c’est de tendre vers le 100 % bio, mais d’ici là, on favorisera une agriculture durable et locale », a-t-on précisé chez « Paris en Commun ». La plateforme envisage trois leviers : « Racheter directement des fermes, prendre une participation dans les exploitations agricoles existantes et faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs », a détaillé Emmanuel Grégoire, la tête de liste dans le XIIe arrondissement, ce 28 octobre 2019.

30 millions de repas

La « priorité c’est l’Île-de-France », mais rien n’empêche d’investir sur d’autres territoires régionaux, ajoute le candidat, également premier adjoint de la maire socialiste de Paris. « On veut faire une sorte de “New deal” entre les agriculteurs et les milieux urbains », ajoute Emmanuel Grégoire, promettant de construire ce partenariat avec « les chambres agricoles et les syndicats agricoles ».

L’enjeu est de « structurer l’approvisionnement en denrées alimentaires de qualité », pour lesquels la mairie de Paris paye chaque année quelque 55 millions d’euros, pour assurer les 30 millions de repas, dont 22 millions pour les écoles et 8 pour les actions sociales, la restauration collective des agents de la Ville et les établissements d’hébergement.

Un enjeu électoral pour les municipales

La question alimentaire à Paris ne cesse de prendre de l’importance dans les villes, et d’intéresser les candidats aux municipales de mars 2020, des communistes aux écologistes en passant par LREM. David Belliard (EELV) veut créer « une chaîne municipale de supermarchés bio à prix abordable », approvisionnés par des agriculteurs bio en priorité.

« L’alimentation est le deuxième poste de dépenses des Français » et « chaque ménage y consacre 10 % de son budget annuel », selon des chiffres de l’Insee cités par le candidat écologiste, qui souhaite que « la ville joue un rôle volontariste pour que les Parisiens aient accès à des produits frais et de qualité ».

Les communistes demandent pour leur part, entre autres, la « création de halles alimentaires dans chaque arrondissement » et la mise en place « d’une ceinture maraîchère autour de Paris », tandis que le candidat investi par la République en marche, Benjamin Griveaux, veut « développer les marchés nocturnes ».

AFP