Plus de trois millions d'électeurs seront appelés à désigner leurs représentants lors des élections aux chambre d'agriculture en janvier 2013. La mobilisation qu'elle suscite est un « signe important donné aux pouvoirs publics », a rappelé Guy Vasseur, président de l'APCA (Assemblée permanente des chambres d'agriculture) mercredi en conférence de presse, en même temps qu'elle assoit la légitimité des 4.200 élus du réseau des chambres d'agriculture.

En 2013, le mode de scrutin connaît quelques modifications, en réponse à une demande émanant d'abord des syndicats minoritaires, puis du ministère de l'Agriculture. La parité devrait être mieux respectée, avec l'obligation faite de présenter une femme par tranche de trois candidats sur les listes départementales, pour tous les collèges. Et ce pour refléter la réalité sociologique : entre 28 % et 30 % des chefs d'exploitation sont des femmes. Un véritable progrès lorsqu'on sait qu'actuellement, seuls 15 % des élus sont des femmes.

Au niveau départemental, la première liste se verra attribuer la moitié des sièges, le reste étant réparti selon la règle du plus fort reste (et non plus la plus forte moyenne), aussi bien pour le collège des chefs d'exploitation que pour le collège des salariés. Cette modification ne porte concrètement que sur l'attribution du dernier siège.

Au niveau régional, en revanche, c'est une grosse modification qui est apportée sur la désignation du collège des chefs d'exploitation. Seront élus à la chambre régionale les candidats qui auront été « fléchés » sur chaque liste départementale. Si « logiquement », ce sont les candidats en tête de chaque liste qui seront fléchés, il n'y a aucune obligation. L'APCA compte sur le « bon sens » de chacun pour éviter d'avoir à la chambre régionale des élus ne siégeant pas au niveau du département.

« Notre objectif était que le mode de scrutin à la chambre régionale ne détourne pas le résultat du scrutin au niveau départemental, mais qu'il en soit le reflet », a indiqué le président de l'APCA. Il se félicite que les modifications aient été arrêtées assez tôt pour ne pas décaler la date des élections, ce qui aurait risqué d'entraîner de la suspicion. « Même si nous n'avons pas tout à fait ce que nous avions demandé, nous avons préservé l'essentiel, c'est-à-dire le fait majoritaire. »

Depuis le 1er juillet, chacun est invité à vérifier son inscription sur les listes électorales de sa commune. Le vote aura lieu du 21 au 31 janvier 2013.

B.L.