Le Brexit aura lieu le 31 janvier 2020. Les électeurs britanniques ont donné au Premier ministre Boris Johnson une éclatante victoire aux législatives après plus de trois ans de divisions et de psychodrame autour de la sortie de l’Union européenne.

Au moins 345 sièges assurés sur 650

Les résultats publiés jusqu’au petit matin ont confirmé la tendance donnée par les premières estimations : une majorité écrasante pour les conservateurs, qui n’avaient plus exercé un tel contrôle sur le Parlement britannique depuis Margaret Thatcher. En raflant des circonscriptions ouvrières détenues depuis des décennies par les travaillistes, les Tories ont les coudées franches pour mettre en œuvre le Brexit, approuvé à 52 % par les Britanniques en 2016 mais dans l’impasse.

Après dépouillement dans 624 circonscriptions sur 650, le parti de Boris Johnson avait déjà remporté 345 sièges à la Chambre des communes, s’assurant d’ores et déjà une confortable majorité absolue qui lui manquait jusqu’à présent.

« Respecter la volonté démocratique du peuple »

Ce « nouveau mandat fort […] donne à ce nouveau gouvernement l’occasion de respecter la volonté démocratique du peuple britannique », a souligné Boris Johnson.

À Bruxelles, où les dirigeants européens sont réunis en sommet, la France a salué une « clarification ». Jusqu’à présent, Boris Johnson n’avait pas réussi à faire adopter par le Parlement britannique l’accord de divorce qu’il avait négocié avec Bruxelles, faute de majorité à la Chambre des communes.

Difficiles négociations à venir avec l’UE

Durant la campagne électorale, le dirigeant de 55 ans a promis de soumettre cet accord aux députés avant Noël avec l’objectif de mettre le Brexit en œuvre à la fin de janvier.

Mais Boris Johnson devra aussi préciser quel type de relation il veut nouer avec l’Union européenne. Dès que le Royaume-Uni sera sorti de l’UE, s’ouvriront de difficiles négociations sur ce sujet, censées être conclues d’ici à la fin de 2020. Mission impossible vu la complexité du sujet, estiment bien des analystes.

B.Q. avec l’AFP