En janvier 2011, l'excédent des échanges agroalimentaires français a atteint 673 millions d'euros, soit plus du double de celui de janvier 2010, grâce à la hausse deux fois plus forte des exportations que des importations.

Sa progression de 354 millions d'euros par rapport à janvier 2010 est due pour plus de la moitié aux produits bruts. Il poursuit la reprise amorcée depuis douze mois, sans toutefois atteindre le niveau de janvier 2007.

L'excédent des échanges en produits agricoles bruts s'élève à 336 millions d'euros en janvier 2011 (+212 millions d'euros par rapport à janvier 2010). Les exportations gagnent 32 % à 1.258 millions d'euros, grâce essentiellement au record du blé tendre, dont la valeur des ventes bondit de 65 % par rapport à janvier 2010, et se situe 39 % au-dessus de janvier 2007. Face aux achats en masse des pays importateurs, les cours du blé sont au plus haut, illustrant « l'emballement général des prix alimentaires et des prix des matières premières ».

A un moindre niveau, les légumes, les fruits à noyau et tropicaux, les graines de tournesol et de colza, et le blé dur contribuent à la hausse, tandis que les envois de broutards sont contraints (+3 %).

L'excédent des échanges en produits agricoles transformés atteint 337 millions d'euros en janvier 2011. Il gagne 142 millions d'euros par rapport à janvier 2010, grâce à la hausse plus vive des exportations que des importations.

Les exportations progressent de 358 millions d'euros. Après les baisses enregistrées en janvier 2009, les hausses des vins et alcools se confirment. Les produits laitiers, renchéris par la hausse des cours du fait d'une offre réduite, mais aussi les viandes bovines et de volailles, sont en hausse marquée. Les aliments pour animaux poursuivent leur recul.

Quant aux importations de produits transformés, elles augmentent de 254 millions d'euros, avec des importations de viandes qui varient peu, permettant de réduire le léger déficit.

Sur l'Union européenne, l'excédent atteint 554 millions d'euros, en hausse de 249 millions d'euros. Après deux ans de repli, les exportations (+16 %) et les importations (+6 %) progressent.

Les ventes progressent fortement en céréales (blé, maïs, orge), produits laitiers, fruits et légumes (+23 %). Elles augmentent plus modérément pour les vins (+4 %). Après deux ans de repli, les viandes progressent tandis que les animaux vivants poursuivent leur recul.

Parallèlement, nos achats progressent notamment en produits laitiers et en boissons, tandis qu'ils sont en fort recul pour les agrumes.

A un excédent en forte hausse avec l'Union européenne, s'ajoute un excédent record avec les pays tiers : il atteint le record de 119 millions d'euros. La progression des exportations (+35 % par rapport à janvier 2010) s'accélère, sous l'effet principalement des ventes records de blé tendre et de vins. La hausse concerne aussi les produits laitiers, ainsi qu'à un moindre niveau les bovins vivants et les viandes bovines (Turquie) et de volaille (Arabie Saoudite).

Parallèlement, les importations vers les pays tiers (+23 %) progressent après deux ans de repli, tant en produits bruts qu'en produits transformés.

B.V.