Faisant suite à la communication mardi du rapport de la députée Catherine Vautrin sur les droits de plantation dans le secteur viticole en Europe, la Cnaoc (fédération des producteurs de vins d'appellation d'origine ) « attend désormais une mobilisation plus forte du gouvernement sur la scène communautaire », selon un communiqué.

La Cnaoc « se félicite de la principale conclusion » de ce rapport, selon lequel « il faut maintenir le système des droits de plantation au niveau communautaire et sur toutes les catégories de produits », vins sans indication géographique compris.

« Le maintenir ou plutôt le réintroduire, car il s'agit bien de revenir sur la décision du Conseil des ministres qui a entériné leur disparition progressive lors de la dernière OCM », l'organisation commune de marché jusqu'ici spécifique aux vins, précise la Cnaoc.

Les producteurs d'appellation d'origine soulignent que la priorité est de réintroduire un instrument de régulation de la production au niveau communautaire, « et pas de savoir qui doit le gérer en France ». Le rapport Vautrin y fait référence en avançant dans ce sens une modification de la gouvernance de la filière vitivinicole, par ailleurs toujours en chantier.

La Cnaoc « souhaite que le gouvernement s'empare des travaux parlementaires réalisés pour s'engager fermement sur le principe du maintien des droits de plantation. Elle attend du président de la République un engagement aussi clair que celui de la Chancelière Angela Merkel ».

A ce jour, l'Allemagne est le seul pays à s'être positionné de manière forte sur le sujet, rappelle la Cnaoc. Elle insiste sur « la nécessité que le ministre de l'Agriculture se mobilise pour convaincre ses homologues européens ».

Pour les producteurs de vins d'appellation, « l'objectif est de construire un front commun des pays producteurs pour constituer une minorité de blocage et obliger la Commission à faire des propositions ».

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B.V.