Les anciens salariés du site Doux de Pleucadeuc (Morbihan) ont cessé, mercredi soir, le blocage de l'abattoir qu'ils avaient entamé pour réclamer le versement des salaires dus et leur solde de tout compte.

Les salariés ont levé leur siège, mercredi en fin de journée, après avoir reçu des informations concernant l'arrivée imminente de versements.

De son côté, le mandataire judiciaire a affirmé, mercredi en fin d'après-midi, que les virements bancaires avaient été effectués mardi. « Les virements sont partis de chez moi hier, mardi. Mais ensuite, il y a des problèmes de délais interbancaires », a expliqué Stéphane Gorrias.

Selon le mandataire, ces virements effectués concernent « 950 salariés sur 1.000 ». Les cinquante derniers salariés non concernées par ces virements, a-t-il précisé, sont des salariés protégés et « ils ont été payés par chèque ce mercredi ». Le pont de la Toussaint, a assuré M. Gorrias, est à l'origine de ce délai. « Les versements ont été effectués avec deux jours de retard, a-t-il affirmé, alors que la loi autorise un délai de 23 jours » dans cette situation.

Il était impossible, a également dit en substance le mandataire, de calculer un solde de tout compte tant que les salariés n'avaient pas fait savoir s'ils « adhéraient ou non à la CSP - contrat de sécurisation professionnelle ». Or, le délai de réflexion accordé aux salariés à ce sujet « expirait le 25 ou le 31 octobre ».

M. Gorrias a indiqué s'être efforcé de surmonter ce problème en versant déjà aux salariés l'indemnité compensatoire de congés payés, qui sera suivie d'un versement complémentaire, selon leur choix, dans le cadre du règlement du solde de tout compte.

Mercredi matin, quelque 250 personnes étaient présentes sur le site. Elles ont notamment brûlé des rondins de bois et posé des cadenas sur les grilles des quatre entrées du site, bloquant ainsi le passage de quatre camions de dindes, stationnés à l'extérieur de l'abattoir.

L'abattoir de Pleucadeuc est un des cinq du pôle frais de Doux ayant fait l'objet de reprises partielles après le placement de ce pôle en liquidation judiciaire. Le site a été repris en septembre par Galina, une filiale du groupe Doux, qui a conservé 135 emplois sur 407. Les salariés licenciés ont fait savoir que, si leurs comptes bancaires n'étaient pas crédités d'ici à la fin de la semaine, ils reprendraient leurs actions lundi matin.

Après la liquidation du pôle frais et la reprise partielle de 5 de ses 8 sites, l'ancien poids lourd de la volaille ne se compose ainsi plus que du pôle export (produits congelés) et du pôle produits élaborés, avec la marque Père Dodu.

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