Solaal (Solidarité des producteurs agricoles et des filières alimentaires) se félicite dans un communiqué que les oeufs offerts aux organisations caritatives ouvriront bientôt droit à des déductions fiscales pour favoriser les dons en nature, à la suite de l'annonce mardi du gouvernement.

« Ainsi, un éleveur de poules pondeuses pourra déclarer à son centre de conditionnement le nombre d'oeufs qu'il souhaite donner à une association d'aide alimentaire, avec laquelle le centre est partenaire. Puis, une fois les oeufs livrés à l'association, cette dernière adressera à l'éleveur une attestation du volume d'oeufs donnés, sur la base des informations transmises par le centre de conditionnement », explique Solaal.

Pommes et pommes de terre

L'organisation espère que « des dispositifs similaires pourront être mis en place rapidement avec les autres filières agricoles ». « Ainsi, il est urgent de prévoir un avoir fiscal dans le cas de pommes données puis transformées en compote ou de pommes de terre données puis transformées en flocons. Cela permet, en cas de gros volumes disponibles, le stockage et la distribution, étalée dans le temps, aux bénéficiaires », indique Solaal.

Produits carnés

De leur côté, les Restos du Coeur, la Croix-Rouge, les Banques alimentaires et le Secours populaire déclarent dans un communiqué commun qu'avec la défiscalisation du don d'oeufs aux associations, « une seconde étape encourageante est franchie (ndlr : après un dispositif spécifique mis en place à la fin de 2013 pour la filière laitière), mais elle demeure encore insuffisante ».

« L'incitation fiscale devrait pouvoir concerner l'ensemble des filières de production agricole pour développer quantitativement les dons en nature tout en veillant à l'équilibre nutritionnel des denrées distribuées. A cet égard, les produits carnés sont pour nous prioritaires car ce sont les denrées les plus coûteuses qui font le plus souvent défaut », expliquent les organisations.

« Le sujet requiert un engagement fort des pouvoirs publics et de l'ensemble des acteurs touchés pour que cette demande légitime aboutisse. Les associations invitent donc vivement le gouvernement à continuer sa mobilisation sur cette voie », poursuivent ces organisations.