Il n’y a pas assez de fruits et légumes bio pour garnir ses rayons ? Le groupe de grande distribution Lidl met la main à la poche. Afin de sécuriser ses approvisionnements, l’enseigne est « en train de développer des contrats de mise en culture avec Paysans bio et d’aider au financement d’agriculteurs en conversion », explique sa direction dans une interview au magazine LSA. Elle réfléchit également à « investir dans un outil de transformation de la viande ».

Longtemps spécialisé dans le hard discount, Lidl a entamé depuis trois ans un gros travail pour changer son image et se présenter comme un « supermarché de proximité à dominante marques propres ». Le groupe avait récolté 4 millions d’euros l’an dernier dans le cadre d’une opération de collecte afin de venir en aide aux éleveurs en difficulté. Sa direction se dit prête à renouveler l’opération, mais avec les autres distributeurs.

L’enseigne promeut la mise en place de contrats tripartites et compte interpeller les candidats à la présidentielle sur ce sujet. Dans ce type de contrats, « l’industriel s’engage à payer le prix négocié auprès de l’éleveur. La négociation entre l’industriel et le distributeur intervient dans un second temps et de manière séparée », explique Lidl, qui affirme avoir déjà conclu cinq contrats de ce type avec ses fournisseurs.

B.L. avec AFP