« Les États-Unis et le Japon ont discuté de questions commerciales sur les biens, y compris l’agriculture ainsi que le besoin d’établir des normes élevées en matière de commerce numérique », indique le communiqué des services de Robert Lighthizer, le représentant américain au Commerce, chargé des négociations commerciales internationales.

La délégation commerciale a aussi mis sur la table le déficit des échanges de biens « très élevé » de 67,6 milliards de dollars l’année dernière.

Le ministre japonais de l’Économie, Toshimitsu Motegi, et Robert Lighthizer sont d’accord pour que des délégations des deux pays « se retrouvent dans un avenir proche pour poursuivre les discussions », indique le communiqué.

Comme avec ses autres grands partenaires, la Chine ou les pays membres de l’Union européenne, Donald Trump dénonce des échanges commerciaux déséquilibrés avec le Japon. Il souhaite obtenir de Tokyo une plus grande ouverture de son marché aux produits américains, notamment agricoles.

La réticence à ouvrir le marché agricole aux produits américains est extrêmement forte du côté japonais.

Le commerce entre les deux pays pèse plus de 280 milliards de dollars, selon le service du représentant américain au Commerce (chiffres 2017 incluant les biens et les services).

Le ministre japonais avait indiqué vendredi que les deux parties devraient tout d’abord « circonscrire les domaines de discussions, essentiellement les secteurs des marchandises » à négocier.

Le Japon redoute des surtaxes douanières dans le secteur automobile, que Donald Trump est prêt à imposer. Tokyo pourrait de son côté demander aux États-Unis de supprimer des taxes douanières sur des biens industriels japonais si Washington exigeait l’ouverture du marché agricole japonais.

AFP