Selon une étude réalisée avec le soutien de l’Ademe et du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, la production de gaz à effet de serre (GES) liée à l’alimentation est répartie entre la production agricole pour 66 %, le transport de marchandise pour 19 % et les activités de transformation, de distribution de restauration et de consommation.

Au sein de la phase de production agricole, 44 % des émissions viennent du méthane émis par les ruminants et 34 % sont liées au protoxyde d’azote issu principalement des fertilisants.

Si la production agricole est en tête de l’émission de GES, ce n’est pas celle qui consomme le plus d’énergie puisque le transport arrive en première position avec 31 % de la consommation.

L’agroécologie comme solution

L’étude précise que la maîtrise de ces émissions est complexe et peut être améliorée par plusieurs voies déjà explorées aujourd’hui. Les auteurs préconisent d’optimiser la fertilisation azotée, avec entre autres une meilleure valorisation des engrais organiques, un développement des couverts végétaux et des légumineuses.

26 millions d’hectares

26 millions d’hectares : c’est selon les différents chercheurs, la surface agricole nécessaire pour couvrir la demande alimentaire des Français. Ce chiffre est proche de celui de la surface agricole Française. 80 % de cette surface est réservée à l’alimentation des animaux que ce soit par des prairies ou par la production de fourrage de céréales et d’oléoprotéagineux.

R.H.