Un rapport du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), rendu public le 24 juin 2014, formule six recommandations de nature à réorienter le développement vers une agriculture économiquement et environnementalement performante.  

A la demande du ministre de l'Agriculture, la politique de développement agricole a été évaluée afin de la réorienter dans le sens de l'agroécologie. Les objectifs actuels avaient été fixés par une loi de 1999, dans un contexte agricole qui a fortement évolué depuis.

Dans un premier temps, le rapport établit un état des lieux et un diagnostic évaluatif des objectifs fixés en 1999. Il en ressort que la politique de développement agricole a efficacement rempli son rôle de mise en place d'une agriculture productive, performante et exportatrice. La formation des agriculteurs à une meilleure technicité autour de leur activité a été un des leviers forts de cette période.

En termes d'insatisfactions, le CGAAER constate une hétérogénéité dans les secteurs accompagnés. Ainsi les domaines suivants ne sont pas concernés par les objectifs définis et font l'objet d'un faible suivi technique :

- certaines productions spécialisées,

- la prise en compte du territoire et les données environnementales,

- l'emploi et l'organisation du temps de travail.

Le CGAAER relève également un manque de relations entre les services publics ou para-publics et les acteurs coopératifs ou privés.

Sur cette base, trois scénariossont établis à l'horizon 2025 :

- scénario 1 : inflexion de la politique actuelle,

- scénario 2 : régionalisation du développement agricole,

- scénario 3 : libéralisation du conseil et du financement de la concurrence.

Les forces et faiblesses de chacun de ces trois scénarios sont ensuite analysées pour établir six recommandations quant à l'évolution de la politique de développement agricole :

- la production, l'identification et la diffusion des innovations,

- l'accessibilité du conseil et son adaptation à des attentes nouvelles et complexes,

- la convergence des programmes menés par les acteurs,

- la gouvernance et le renforcement du pilotage national par l'État ainsi que le pilotage régional État‐Région,

- les liens contractuels avec les acteurs du développement agricole,

- l'optimisation du financement public du développement agricole.

T.D.