C’est dans une ambiance « cordiale » que s’est déroulée la rencontre entre Willy Schraen, le président de la FNC, Fédération nationale de la chasse, et Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, le mardi 27 août 2019 à Paris. Passant outre les invectives de ces derniers mois, les deux délégations ont fait le point de manière « directe et franche » sur les dégâts de grand gibier. Leur objectif : bâtir ensemble des solutions pour lutter contre la prolifération du sanglier.

Régulation des sangliers

« Nous partageons le constat que la population de sangliers est trop importante. Les dégâts sont encore en hausse au cours de la dernière campagne », nous explique Thierry Chalmin, président de la commission de la faune sauvage et des dégâts de gibier de la FNSEA, présent aux côtés de Christiane Lambert lors de la rencontre. Et d’ajouter : « La glandée a été bonne et les marcassins sont nombreux. Les dommages risquent d’être importants cet automne. Il faut réfléchir à tous les moyens pour les prélever. »

« Un vrai dialogue pour des solutions durables »

Chasseurs et agriculteurs ont convenu de mettre en place un cycle de rencontres pour parler de la régulation des sangliers, des conditions d’indemnisation, mais aussi d’actions communes au profit du petit gibier.

« Nous sommes au bout d’un modèle imaginé il y a 30 ans, convient Thierry Coste, porte-parole de la FNC. L’an dernier, les chasseurs ont déboursé 60 millions d’euros pour couvrir les dommages aux cultures et financer des mesures préventives. C’est intenable. Nous devons trouver des solutions à la fois pour faire baisser les populations de sangliers et la facture des dégâts. Nous allons réfléchir entre nous, établir un vrai dialogue entre chasseurs et agriculteurs, puis proposer des solutions durables à l’État. »

La FNC doit organiser un séminaire les 22 et 23 octobre sur ce sujet sensible afin de faire un diagnostic par département. D’ici là, des discussions entre la FNSEA et la FNC devraient avoir lieu.

Aurore Cœuru