Lors de l'assemblée générale des Cuma mardi à Charenton-le-Pont (94), une table ronde s'est tenue sur le thème du renouvellement des formes d'accompagnement des collectifs d'agriculteurs et des acteurs d'un territoire en vue de développer des projets alliant économie, social et territoire. Cinq intervenants étaient invités à prendre la parole.

Les points majeurs à retenir de l'accompagnement des projets en Cuma sont l'animation, la formation aux travaux collectifs, la création de réseaux, l'échange et le conseil. Chacun des intervenants a développé ses arguments via ses expériences personnelles ou professionnelles en rappelant qu'il faut respecter des fondamentaux.

Philippe Baret, professeur à l'université de Louvain en Belgique, a ainsi rappelé qu'animer un réseau ou une Cuma consiste à accompagner dans le temps et faire évoluer les choses.

Pour Patrick Dargent, président d'une PME du Nord-Pas-de-Calais (Aquarese) et fondateur du réseau « Entreprendre », il est important de mutualiser les compétences pour être plus forts.

Christophe Perraud de la FNCuma, a insisté sur le fait qu'il faut accompagner à différents niveaux et faire appel aux acteurs agricoles tels que les chambres d'agricultures, les coopératives, ou des réseaux comme Trame.

De son côté, René Thomazeau, consultant à Projectif Conseils, se souvient qu'il y a quelques années l'on disait qu'une Cuma isolée et sans projet est une coopérative qui va à l'échec. Pour lui, il est important de communiquer entre Cuma, et associer les compétences. Aujourd'hui les systèmes de communication (réseaux sociaux, internet...) permettent de s'informer et de communiquer plus aisément.

Patrick Dargent a interpellé les intervenants en expliquant qu'il n'y a pas que de l'accompagnement financier. Tout ne doit pas être question d'argent, estime-t-il. Il est important de prendre du temps, d'aller rencontrer les gens.

Bernard Brunet, de la SCIC SAPIE (La Francique citoyenne), a appuyé dans ce sens en affirmant que l'on apprend beaucoup de choses en allant voir ce qui se fait ailleurs. Cela n'est pas « monétarisé » mais très enrichissant, a-t-il commenté.

Christophe Perraud, administrateur à la fédération régionale ouest des Cuma et à la fédération nationale, a ajouté qu'il ne faut pas hésiter à s'entourer d'autres acteurs, à l'image d'une Cuma de l'ouest de la France qui a monté un projet en partenariat avec la coopérative Terrena et des acteurs locaux pour mettre en place la technique d'une agriculture écologique intensive sur plusieurs exploitations agricoles.

H.E.