Selon les premières estimations établies par le ministère de l’agriculture au 12 juillet 2019 et publiée le 19 juillet, la production viticole en 2019 se situerait dans une fourchette comprise entre 42,8 et 46,4 millions d’hectolitres.

La récolte viticole 2019 serait inférieure de –13 à –6 % à celle de 2018. Elle pourrait être l’une des plus basses des cinq dernières années, après la récolte de 2017, historiquement touchée par le gel.

Une production affectée par le froid et le chaud

La floraison de nombreux vignobles s’est déroulée dans des conditions climatiques défavorables (précipitations et froid), conduisant à de la coulure (chute des fleurs ou des jeunes baies) et parfois du millerandage (baies de petite taille). Les bassins de la façade ouest du pays sont les plus touchés : Val de Loire, Charentes, Bordelais et Sud-Ouest. L’Alsace, la Bourgogne et la Provence sont également concernés.

La canicule a affecté de manière plus prononcée certains départements du Midi, comme le Gard, l’Hérault ou le Var, occasionnant des brûlures de grappe et des pertes de production. La grêle a causé par endroits des dégâts très importants, mais avec un effet limité sur le niveau de production national. Au 1er juillet, la réserve en eau des sols est déficitaire par rapport à la moyenne sur 30 ans, dans la plupart des bassins. Les bassins de l’Ouest (Charentes et Bordelais) échappent pour l’heure à cette sécheresse des sols.

Avec des températures caniculaires à la fin de juin, la pression des maladies est modérée dans la plupart des vignobles, par rapport à 2018. L’oïdium est néanmoins présent en Alsace et en Champagne.

R.H.