C’est le conseil du bassin viticole Charentes-Cognac, organisme qui rassemble des représentants des pouvoirs publics et de la filière, qui a acté le jeudi 25 octobre 2018, cette demande de 3 474 hectares pour le cognac.

1 500 ha l’an dernier

Chaque année, les vignobles de France disposent d’un potentiel national d’agrandissement de 1 % de leur surface totale, soit environ 8 000 ha sur les plus de 800 000 ha du pays, explique Patrick Raguenaud, président du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).

« L’an dernier, le cognac a demandé et obtenu 1 500 ha », poursuit-il, soulignant que même en restant « très raisonnable et très prudent », l’appellation dispose de « bonnes perspectives » justifiant ces nouvelles plantations.

Entre la plantation et le vieillissement en fût, « il faut compter 6 à 7 ans pour les premières bouteilles », note Patrick Raguenaud. Les ventes de cognac ont connu pour la campagne de 2017-2018 (1er août-31 juillet) une quatrième année consécutive de croissance : 8,2 % en volume et 5,4 % en valeur.

Une année record à l’exportation

Les ventes à l’exportation restent tirées par le marché nord-américain, avec l’Asie en zone à plus forte progression. Un cap record, 200 millions de bouteilles expédiées, a été franchi lors de la campagne (205,9 millions de bouteilles), pour 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, selon le BNIC.

Malgré le mildiou et la grêle, « le potentiel de récolte est bon » cette année grâce à « un été exceptionnellement beau, sec et chaud », note le conseil de bassin. Ce dernier a également demandé des contingents de 1 ha pour le pineau des Charentes et de 30 ha pour les vins IGP charentais.

AFP