Les vignes françaises ont produit une récolte en 2016 légèrement moins mauvaise qu’attendue, mais qui demeure en très fort recul avec –10 % sur un an, à 43,2 millions d’hectolitres, demeurant « une des plus faibles productions depuis trente ans », a indiqué le mardi 8 novembre le ministère de l’Agriculture. Selon Agreste, les estimations de vendanges au 1er novembre 2016 sont inférieures de 6 % à la moyenne des cinq dernières années.

Grêle en Charente, Bourgogne-Beaujolais et Languedoc-Roussillon, gel en Bourgogne, Champagne et Val de Loire et mildiou pour les deux derniers cités, ont très durement frappé les vignes françaises depuis le printemps. Mais « les précipitations à partir de la mi-septembre ont été bénéfiques aux vignobles dont les vendanges n’avaient pas débuté », note Agreste, permettant de dresser un tableau un peu moins sombre de l’année écoulée. La baisse de la production, rappelle le ministère, « est principalement la conséquence du gel de printemps qui a touché certains bassins viticoles et de la sécheresse en zone méditerranéenne ».

La Champagne revoit sa récolte à la hausse

C’est surtout la Région Champagne dont la baisse de production, bien que toujours conséquente, est un peu moins forte que prévu, grâce à des « conditions climatiques très favorables au moment des vendanges ». Celles-ci ont permis « une récolte tardive en chardonnay, débouchant sur un poids de grappe plus important que prévu ». Du coup, le recul de la production est estimé à 23 % au lieu de 32 % il y a un mois.

Pour ce qui est de la qualité, cette succession d’accidents climatiques a également entraîné « une grande hétérogénéité » de la production, selon les parcelles et les cépages.

AFP