Le géant américain du fast-food a détaillé mardi un plan en trois étapes, qui consistera d’abord à mener une étude sur l’usage des antibiotiques dans les dix pays qui lui fournissent le plus de viande bovine. Le groupe établira ensuite d’ici à la fin de 2020 des objectifs de réduction de cet usage, et communiquera sur les progrès effectués à partir de 2022.

Cette prise de conscience intervient dans le sillage d’avertissements de plusieurs professionnels du secteur de la santé ainsi que de l’adoption d’une résolution lors d’une assemblée générale des Nations unies en septembre 2016 appelant à une action coordonnée pour empêcher l’utilisation abusive de ces médicaments.

Une utilisation massive aux USA

Selon Mme Brook, experte des questions alimentaires pour le Natural Resources Defense Council, une ONG consacrée à la protection de l’environnement, « 43 % des antibiotiques ayant une implication médicale importante vendus au secteur de l’élevage aux États-Unis sont destinés à l’industrie de la viande bovine, contre seulement 6 % au poulet ».

« Une large majorité de ces médicaments sont distribués massivement dans les aliments ou l’eau, souvent à des animaux qui ne sont pas malades, pour les aider à survivre parqués, dans des conditions insalubres, dans certaines fermes industrielles », a-t-elle ajouté.

Mme Brook a toutefois félicité l’annonce du géant du fast-food, estimant que « dans la bataille visant à arrêter l’usage massif des antibiotiques, la décision de McDonald’s envoie un message clair sur le fait qu’on ne pourra bientôt plus tolérer les pratiques actuelles ».

AFP