« L’idée est venue du maire d’Agen, explique Gilles Betrandias, le directeur de la coopérative. Nous l’avons trouvée excellente car nous avions des stocks à écouler avant la fin de la semaine. » Avec l’accord de la préfecture, la police municipale et les fraisiculteurs se sont mobilisés : les gens ne descendaient pas de voiture. Les producteurs déposaient les fraises dans leur coffre.

Par colis de 4 kg

En 4 heures, de 10 à 14 heures, les agriculteurs ont écoulé 9,6 tonnes de fraises, vendues par colis de 4 kg au prix de 25 €, ce qui correspond à leur coût de production. La coopérative Les Paysans de Rougeline vient d’avoir l’accord de la préfecture pour recommencer ce jeudi matin, le 26 mars 2020, de 8 heures à 14 heures.

La coopérative semble plus optimiste à présent sur le sort de ses fraises car le marché de l’offre et de la demande se réorganise. Les candidatures spontanées pour la cueillette se multiplient également depuis quelques jours. « Il va falloir gérer et former, mais tout cela va quand même dans le bon sens », conclut Gilles Betrandias.

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Hélène Quenin