Selon les dernières estimations du Copa-Cogeca publiées ce mardi 10 octobre 2017 dans un communiqué, les vendanges dans l’UE se montent à 145 millions d’hectolitres, en baisse de 14 % par rapport à 2016, « une des plus faibles jamais enregistrées ». « Cette année, nos vignobles ont été touchés de plein fouet par le changement climatique et les événements météorologiques extrêmes, allant du gel à la sécheresse », explique Thierry Coste, président du groupe de travail en charge du vin au Copa-Cogeca.

–18 % pour la France et –26 % pour l’Italie

La France avec 37 millions d’hectolitres estimés (–18 %) et l’Italie avec 40 millions d’hectolitres (–26 %) ont été particulièrement touchées. L’Espagne enregistre aussi un fort recul (–20 % à 36 millions d’hectolitres). À l’inverse, le Portugal, la Grèce et Chypre ont connu des vendanges plus importantes. En Allemagne, où les viticulteurs ont souffert du gel au printemps, les estimations tablent sur un rendement annuel inférieur à 9 millions d’hectolitres.

« Un vin excellent »

Mais d’après Thierry Coste, la qualité ne devrait pas être affectée. Et il prédit même « un vin excellent. Les prix devraient augmenter mais cela ne sera pas suffisant pour compenser les pertes de certains producteurs », prévient-il, appelant à de meilleurs régimes d’assurance. L’année 2017 a été caractérisée par une vendange précoce, entamée dès la fin de juillet dans certaines régions viticoles.

Brexit, réchauffement climatique et glyphosate

Le Copa-Cogeca met en garde contre trois défis auxquels seront rapidement confrontés les viticulteurs européens : l’impact sur le marché du départ de l’UE du Royaume-Uni, le changement climatique et le « manque de produits phytosanitaires », en particulier si la licence du glyphosate dans l’UE devait être retirée à la fin de l’année.

Lors d’une présentation lundi à Luxembourg devant les ministres de l’Agriculture de l’UE, le commissaire européen Phil Hogan avait également fait état de pertes pour les vignobles européens, avançant un repli de 16 % en Espagne, de 17 % en France et de 21 % en Italie. Certaines régions, a-t-il annoncé, sont même plus touchées que ne le montrent ces moyennes nationales.

AFP