La Commission européenne a annoncé mettre en place, à partir du 4 novembre 2020, « un système de surveillance des importations d’éthanol de carburants renouvelables (“bioéthanol”) dans l’Union européenne ». Cela fait suite à une demande de la France au nom de l’industrie européenne du bioéthanol.

Éviter un préjudice économique

« Dans le contexte du ralentissement économique causé par la Covid-19, les importations de bioéthanol ont considérablement augmenté au cours des derniers mois, à bas prix », indique la Commission via communiqué. Elle précise que « l’industrie européenne du bioéthanol a fourni des éléments de preuve qu’une nouvelle augmentation des importations porterait un préjudice économique au secteur ».

Ainsi, un suivi des volumes importés « permettra à l’industrie du bioéthanol de mieux évaluer la situation ». Ce système n’a pas pour vocation à restreindre les importations, mais à améliorer la vision des entreprises sur la situation, et les aider à « déterminer si des mesures supplémentaires sont nécessaires ».

D’autres industries pourraient également bénéficier d’un tel dispositif. « La Commission reste ouverte à l’examen de toute demande dûment soutenue », précise-t-elle en effet.

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Hélène Parisot