« Il n’y a pas de recette miracle pour l’agriculture régénérative, a introduit Felipe Villela, cofondateur de la fondation Renature. Elle englobe une large palette d’agricultures, avec le but commun de placer le sol au centre des stratégies et de maximiser ses externalités positives. »

Le sujet était mis à l’honneur lors d’une conférence de presse le 19 mai 2022 au sommet sur le climat « Change Now, à Paris. Pour Sandrine Sommer, chef du service de la durabilité pour le groupe Moët Hennessy, « cette agriculture se doit d’être économiquement viable pour les producteurs, sans quoi elle ne pourrait être durable ».

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De 5 à 15 % d’augmentation des prix

« Les bénéfices de l’agriculture régénératrice sont multiples », estime Felipe Villela, qui a notamment cité la réduction des intrants et des besoins en eau grâce aux couverts végétaux, ou l’éventuel gain de revenu par l’introduction de nouvelles cultures.

Le potentiel d’augmentation du prix des produits finis serait quant à lui « de 5 à 15 % », selon le cofondateur de Renature. À condition que le consommateur soit éduqué à reconnaître et à consommer les produits issus de ce mode de production, a ajouté Elizabeth Whitlow, directeur exécutif de Regenerative Organic Alliance (1).

Raphaëlle Borget

(1) Se présente comme un « groupe d’experts et d’expertes, de chefs et de cheffes d’entreprise et d’agriculteurs et d’agricultrices, dont la marque Patagonia est l’un des membres fondateurs ».