Vers la fin des semis de céréales à paille

Le 9 novembre 2020, 88 % du blé tendre et 94 % de l’orge d’hiver étaient semés, selon l’observatoire Céré’Obs de FranceAgriMer publié le 13 novembre 2020. De nombreuses parcelles étaient levées (66 % pour le blé, 81 % pour l’orge). Et du côté du blé dur, 53 % des parcelles étaient semées.

Les températures douces observées récemment ont été favorables aux vols des pucerons, qui sont signalés dans des parcelles ou repousses de céréales de plusieurs régions, comme dans le Poitou-Charentes, la Champagne-Ardenne ou les Hauts-de-France.

10 % de plantes infestées ou 10 jours de présence.Seuil indicatif de risque puceron

Les bulletins de santé du végétal (BSV) rappellent que le seuil indicateur de risque est de 10 % de plantes infestées ou bien une présence de pucerons constatée pendant 10 jours consécutifs. Le réseau de surveillance des BSV indique de plus que « protéger une parcelle contre les pucerons n’est efficace que si des individus sont déjà présents sur les plantes. Aucune efficacité n’est à attendre d’une intervention appliquée en préventif. De plus, des applications répétées “inutilement” peuvent engendrer une pression de sélection de pucerons résistants. La décision d’une intervention doit donc reposer sur des observations aux champs. »

En agriculture biologique cependant, on préfère prévenir que guérir.

Et pendant ce temps, d’autres ravageurs s’en donnent à cœur joie.

Période sensible aux larves d’altises pour le colza

Si la fin du risque sur le colza est atteinte pour les altises adultes, des signalements de larves sont rapportés dans de nombreuses régions.

« Dans un contexte d’implantation difficile et de levées parfois très tardives (à la fin de septembre et au début d’octobre), on constate sur le terrain des colzas peu développés avec des biomasses inférieures à 200 g/m², voire 100 g/m². Ces situations sont les plus à risque vis-à-vis des dégâts de ravageurs », rappellent les BSV.

Clap de fin pour la récolte du maïs grain

Selon Céré’Obs, 98 % des parcelles de maïs grain étaient récoltées, la région la moins avancée étant la Bretagne, avec 91 % de la moisson effectuée. Si les rendements sont « confinés », les ravageurs, eux, ne l’étaient pas.

Justine Papin
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