L’ADCT qui regroupe les frondeurs de la coopérative sucrière avait recueilli en novembre dernier la signature de plus de 2 500 planteurs, au bas d’une pétition demandant la tenue de cette assemblée générale et d’assemblées de région. Mais Tereos et l’ADCT ne se sont jamais mis d’accord pour mettre en place le protocole de vérification de la pétition. Les frondeurs avaient saisi le juge des référés le 22 janvier dernier. Les deux parties avaient été entendues le 7 février par le tribunal de l’Aisne.

Anonymat refusé

Le verdict est tombé. L’ordonnance du juge des référés précise que l’ADCT doit se conformer aux statuts de la coopérative. Ce qui veut dire que la pétition doit être présentée « par écrit devant le directoire ou le conseil de surveillance pour des motifs bien déterminés ». Il faut par ailleurs que « l’organe de direction saisi soit en mesure de contrôler l’existence d’un nombre suffisant de demandeurs coopérateurs et donc qu’il ait connaissance de leurs identités ». La demande d’anonymat formulée par l’ADCT est donc rejetée.

« Nous prenons note de cette décision qui déboute purement et simplement l’ADCT de toutes ses demandes, déclare Raphaël Delpech, directeur de la communication des affaires publiques du groupe. Ainsi la justice porte un coup d’arrêt aux tentatives de déstabilisation de Tereos. » Et de poursuivre : « Le juge confirme ce que Tereos disait depuis des mois. L’ADCT a fait de cette pétition un instrument de communication et de chantage mais désormais cette pétition doit être remise. »

Raphaël Delpech précise que si cette pétition est remise à Tereos, elle sera « vérifiée de manière rigoureuse ». Mais dans tous les cas, « que cette pétition soit valide ou pas, compte tenu des délais, l’assemblée générale « ordinaire » aura lieu le 26 juin », annonce-t-il. En fin d’après-midi, l’ADCT n’avait pas encore réagi et précisé si elle allait envoyer la pétition à Tereos ou faire appel du référé.

I.E.