« Nous allons soutenir les droits de notre industrie sucrière à une juste concurrence et nous nous servirons des règles bien établies du commerce international pour défendre les intérêts de nos agriculteurs », justifie le ministre du Commerce, Simon Birmingham, dans un communiqué du 16 novembre 2018.

Bataille de titans

L’Australie, troisième exportateur mondial de sucre, a fait part de ses préoccupations au gouvernement indien mais a été « déçue » du résultat si bien que Canberra a présenté à l’OMC une « contre-notification », a-t-il ajouté.

« Nous sommes favorables à ce que les autres pays développent leurs industries agricoles mais ces efforts doivent rester dans le cadre de leurs obligations découlant de l’OMC et effectués de manière à ne pas créer des distorsions dans le commerce international. »

L’Inde, deuxième producteur mondial, aide le secteur national de la canne à sucre qui a annoncé une production record la saison dernière. Des discussions auront lieu à l’OMC sur le sujet fin novembre, a-t-il ajouté.

Un marché mondial qui chute

D’autres grands producteurs, dont le Brésil, numéro un mondial, et la Thaïlande, accusent l’Inde d’avoir inondé le marché et fait baisser les cours. D’après l’agence Bloomberg, les contrats à terme sur le sucre ont reculé de 17 % cette année à New York.

Le secteur sucrier australien pèse deux milliards de dollars australiens (1,3 milliard d’euros). Le ministre australien a déclaré à la chaîne publique ABC que les mesures du gouvernement indien coûtaient aux producteurs australiens « plusieurs millions de dollars » du fait de la chute des cours.

AFP