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Des rendements de betteraves en hausse de 4 t/ha d’ici 2030

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Sucre - Des rendements de betteraves en hausse de 4 t/ha d’ici 2030
La Commission européenne estime que la production de sucre devrait se redresser d’ici 2030. © C. Faimali/GFA

Selon les prévisions de la Commission européenne rendues le 10 décembre 2019, la zone sucrière de l’Union européenne devrait se stabiliser à moyen terme à 1,6 million d’hectares et les rendements atteindraient 78 t/ha.

« Alors que les producteurs de betteraves sucrières viennent de connaître deux années avec des rendements inférieurs à la moyenne en raison des conditions météorologiques, la production devrait se redresser, les rendements annuels passant de 74 t/ha en 2017-2019 à 78 t/ha d’ici 2030 », estime la Commission dans son rapport annuel sur les prévisions agricoles de l’Union européenne à l’horizon 2030.

Surfaces attendues à 1,6 Mha

Du fait de prix du sucre et de la betterave plus élevés qu’actuellement, la rentabilité des cultures s’améliorerait. Ce qui pourrait stabiliser la superficie de betteraves sucrières autour de 1,6 million d’hectares, soit un déclin limité par rapport à son niveau actuel. La production de sucre de l’Union européenne atteindrait ainsi 18,5 millions de tonnes en 2030.

Quant à la production mondiale, elle devrait continuer d’augmenter pour atteindre 213 Mt, stimulée par la demande mondiale. « En conséquence, la part du sucre de l’Union européenne dans la production mondiale pourrait légèrement diminuer de 10 % à 9 % », souligne la Commission. La projection de la production d’isoglucose se stabilise, à 1 Mt en 2030, tandis que l’amidon est largement dirigé vers des utilisations industrielles alternatives plus rentables.

Les exportations grimperaient à 2,2 Mt

Bien que la faible disponibilité du sucre dans l’Union européenne à court terme conduise à des importations importantes au cours de la période étudiée, la production et la baisse de la consommation de l’Union européenne devraient entraîner une baisse progressive des importations à 1,3 Mt d’ici 2030.

La capacité d’exportation de sucre de l’Union européenne devrait augmenter et les exportations pourraient atteindre 2,2 Mt d’ici 2030, le Proche et le Moyen-Orient restant d’importantes destinations d’exportation pour le sucre raffiné européen.

Tendance des prix à la hausse

Les prix du sucre dans l’Union européenne affichent une tendance à la hausse, conforme à celle du cours mondial. L’écart entre les prix mondiaux et européens se resserrant à 40 €/t au fur et à mesure que les exportations de l’Union européenne augmentent.

Baisse de la consommation

La baisse de la consommation de sucre (0,8 % par an sur la période étudiée) ne devrait être que partiellement substituée par une utilisation plus élevée d’isoglucose dans les aliments transformés. L’augmentation d’autres utilisations du sucre (par exemple, les utilisations industrielles comme la pharmacie et la cosmétique) ne compensera pas cette baisse et le secteur sucrier de l’Union européenne dépendra des opportunités sur le marché mondial. Une légère baisse pourrait par ailleurs se produire dans l’utilisation de l’éthanol. « La combinaison de ces tendances entraînerait une demande totale de sucre d’environ 17,6 Mt, soit - 0,6 % par an », détaille le rapport.

I.E.
Phase de consolidation pour le secteur sucrier européen

Suite à la suppression du régime des quotas en 2017, le secteur européen du sucre est actuellement en phase de consolidation. Sur la période étudiée dans la prospective de la Commission, ce processus devrait se poursuivre, entraînant une concentration de la production de sucre et d’isoglucose dans les États membres les plus compétitifs.

Stabilité en France

 En France, en Allemagne et en Pologne, la production de sucre devrait rester stable, malgré les fermetures d’usines annoncées en 2019 dans ces trois pays, entraînant une augmentation du taux d’utilisation des capacités en 2030.

Parmi les autres principaux États membres producteurs de sucre de l’Union européenne, les Pays-Bas et la Belgique produisent à leur limite de capacité, une situation qui devrait perdurer d’ici 2030.

En outre, la production de sucre dans d’autres petits pays producteurs de sucre de l’Union européenne devrait reculer. La plus forte baisse relative devrait intervenir en Grèce (- 47 %), en Italie (- 21 %) et en Roumanie (- 19 %), car ces trois pays font partie des producteurs européens de sucre avec les coûts de production les plus élevés.

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