« Avec la crise du Covid-19, la filière de la valorisation des pommes de terre traverse la plus grave crise de son histoire », indique le GIPT (1) dans un communiqué le 6 mai 2020. Il redoute « de graves conséquences environnementales et sanitaires potentielles si aucune mesure n’est prise face aux surplus ».

Éviter les dépôts « sauvages »

Le GIPT estime à 450 000 tonnes le surplus de pommes de terre issues de la récolte de 2019 en France. « Si aucune solution viable n’est trouvée à très court terme, le danger est de voir se multiplier les dépôts “sauvages” de pommes de terre, une pratique contraire aux règles sanitaires et au respect des normes environnementales (développement de maladies fongiques et parasitaires) ».

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35 M€ d’aide pour éviter 200 M€ de pertes

La filière indique que des valorisations alternatives ont été identifiées et présentées aux pouvoirs publics (alimentation du bétail, méthanisation, dons, filière de l’amidon, etc.). Mais elles « ne pourront être mises en œuvre sans un soutien financier public, évalué aujourd’hui à 35 millions d’euros au maximum », estime le GIPT.

« La perte sèche de valeur liée à l’absence de vente et supportée par la filière est aujourd’hui évaluée à 200 millions d’euros », indique-t-il par ailleurs.

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H. Parisot

(1) Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre.