Syndicats agricoles, industriels, distributeurs, services de l’État, coopératives, chambres d’agriculture et instituts de recherche et d’innovation seront réunis, en présence de parlementaires et de représentants des régions, sous l’égide des deux ministres, a-t-on appris auprès du ministère de l’Agriculture.

En tout, une soixantaine de personnes sont attendues vendredi à 08h30 à Paris, dans une annexe de Matignon, l’hôtel de Cassini, pour une réunion de deux heures. Elle doit permettre de mettre en place un comité de suivi ou une « task force » chargée de suivre la progression de la sortie du glyphosate, avec une composition et une fréquence de points d’étape qui doivent être indiquées.

« Chacune des filières va devoir préciser, dans le cadre de ses objectifs de réduction des phytos, ce qu’elle va faire pour le glyphosate spécifiquement », a-t-on indiqué dans l’entourage du ministre de l’Agriculture.

« Demain avec Stéphane Travert, on réunit tous les acteurs de la filière et si jamais on n’est pas en situation de réaliser cet objectif en trois ans, on reviendra à la loi », a indiqué Nicolas Hulot sur l’antenne de France Info.

L’Assemblée nationale a rejeté à la fin de mai des amendements, y compris LREM, qui visaient à graver dans la loi agriculture et alimentation cette sortie du glyphosate en 2021, le gouvernement voulant trouver d’abord une solution de rechange pour les agriculteurs.

« Ce qui est important déjà, sur le plan européen, on était parti sur 10 ou 15 ans, grâce à la France (ça a été ramené à) 5 ans, et en France elle-même on va le faire sur 3 ans », a ajouté Nicolas Hulot. « En Europe on me dit : la France, vous en demandez toujours trop ; et en France on me dit : vous n’en faites pas assez », a conclu le ministre.

AFP