Le ministère américain de l’agriculture (USDA) a publié jeudi deux rapports haussiers sur les stocks et les surfaces cultivées aux États-Unis. En conséquence, les cours sur Euronext ont progressé à la fin de la séance, en colza, maïs et blé. « La fermeture d’Euronext en raison du week-end pascal (vendredi saint et lundi de Pâques) a poussé les intervenants à vite prendre des positions sur le marché, occasionnant ainsi une progression des volumes de négociation », indique Agritel.

Selon le cabinet, les premières intentions de semis aux États-Unis ont surpris les opérateurs. « Le marché a eu une réponse extrêmement positive à ces chiffres très éloignés des anticipations des analystes », explique Bill Nelson, de Doane Advisory Services à l’AFP.

Le soja dépasse le maïs

Concernant le soja, les prévisions annuelles de surfaces cultivées cette année se sont affichées à 36 millions d’hectares (Mha), en recul de 1 % par rapport à l’an dernier et par rapport aux estimations des analystes de 36,8 Mha.

Pour le maïs, l’USDA a présenté 35,6 Mha cultivés, en baisse de 2 % par rapport à l’an dernier et aux anticipations des analystes de 36,5 Mha. « Les surfaces de soja dépasseraient ainsi les surfaces de maïs aux États-Unis, une situation non observée depuis 1983 », précise Agritel.

Surfaces de soja et de maïs aux États-Unis, en millions d’acres. Source : USDA

Davantage de blé

Le blé, quant à lui, présente des surfaces supérieures aux estimations, à 19 Mha, soit une hausse de 3 % par rapport à 2017. L’USDA précise que cela représente toute de même la deuxième surface la plus basse semée en blé depuis 1919.

« C’est normalement un facteur de baisse. Mais le cours a fortement avancé [jeudi, ndlr] sous l’effet de l’enthousiasme pour les chiffres sur le soja et le maïs. Ils en ont profité pour avancer après avoir fortement baissé depuis un mois », remarque Bill Nelson.

L’USDA a également communiqué sur les stocks trimestriels, affichant des volumes importants en maïs et soja et surtout supérieurs aux attentes des opérateurs. « Cette nouvelle est néanmoins vraiment passée au second plan par rapport à la surprise des chiffres des baisses des assolements de soja et de maïs », observe Agritel.

A.M.