Le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis) répond – dans un communiqué du 1er mars 2019 – aux interrogations soulevées par Philippe Ribault, président de la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF), lors d’une conférence de presse le 26 février au Sia.

La CVO réinjectée dans la filière

Le président de la CNDSF affirmait : « Nous n’avons pas d’information sur l’utilisation de la cotisation volontaire obligatoire (CVO) de 70 centimes d’euro la tonne pour les céréales à paille. Il a quelques années, 80 % de la somme étaient attribués à la publicité pour les semences certifiées, alors qu’elle est censée alimenter la recherche. »

Pour le Gnis, « ce chiffre de 80 % est faux et aucun centime n’est utilisé à des fins de promotion de la semence certifiée. En réalité, […] les montants collectés par la CVO recherche sur les céréales ont trois destinations : 50 % sont utilisés pour rembourser la royaltie aux agriculteurs ; 42,5 % rémunèrent les obtenteurs en fonction des variétés utilisées en semences de ferme ; 7,5 % sont versés au Fonds de soutien à l’obtention végétale (FSOV), qui finance des programmes de recherche. »

Les semences de ferme issues des certifiées

Répondant à la CNDSF qui déclare qu’une étude de l’Inra a montré qu’il n’y avait pas de différence de rendement entre les semences de ferme et les certifiées, le Gnis répond : « Le contraire serait étonnant puisque justement 99,9 % des semences de ferme concernent des variétés nouvelles utilisées en semences certifiées. »

I. La.