Euralis Semences et Caussade Semences Group ont exposé le 4 septembre 2020 à la presse les raisons du rapprochement de leurs deux entreprises et les objectifs de la nouvelle entité Lidea, dont Euralis est l’actionnaire majoritaire. Effective depuis le 1er septembre 2020, cette nouvelle entité se hisse au top 10 des semenciers mondiaux en grandes cultures, avec un chiffre d’affaires annoncé à 350 millions d’euros.

Lidea devient même le sixième semencier européen et « entre dans la cour des grands », se félicite Pierre Flye Sainte-Marie, directeur général de Lidea (ex-directeur général de Caussade Semences) dont l’ambition la plus forte est l’Europe de l’Est. « « Nous avons pour vocation de réussir en Europe dans cinq à dix ans et de préparer nos futures zones de développement via des partenariats », poursuit-il.

Le chiffre d’affaires en France, où toutes les espèces sont développées, atteint 100 millions d’euros, c’est le premier marché pour Lidea.

Taille critique

Le rapprochement entre les deux entreprises permet « d’atteindre une taille critique, alors que les fusions se sont multipliées ces dernières années », détaille Lidea. Toutefois les marques commerciales préexistantes perdurent pour accompagner les mises sur le marché.

« Il s’agit d’un projet essentiel pour la filière des semences, développe Pierre Pages, nommé président du conseil d’administration (il est par ailleurs vice-président de la coopérative Euralis). Lidea entend se projeter avec un ancrage territorial fort. »

Offre multi-espèces

« Ce rapprochement est né de la volonté des deux entités en présence, de capitaliser sur leurs complémentarités en termes d’espèces, de recherche, d’outils industriels ou encore de marchés », soulignent les responsables de Lidea. Et ces complémentarités sont nombreuses, à commencer par les ressources génétiques.

Le nouveau semencier propose ainsi un « portefeuille très complet d’espèces de grandes cultures, comprenant le maïs et le tournesol, « deux énormes atouts pour Lidea », mais aussi les céréales à paille, les fourragères et couverts végétaux, le colza, le sorgho, le soja et les légumes secs.

À ce jour, 45 % du chiffre d’affaires sont consacrés au maïs, 24 % au tournesol, 8 % aux céréales à paille, 5 % au colza, 4 % aux cultures fourragères et couverts végétaux et 3 % au soja et au sorgho.

Développer les céréales à paille et les partenariats

L’entreprise veut notamment accélérer son développement en céréales à paille : « Il y a beaucoup de zones à développer pour ces espèces et de partenariats à nouer », assure Pierre Flye Sainte-Marie.

Concernant les graminées fourragères, « il s’agit d’un marché en croissance, qui s’internationalise », assure le directeur général de Lidea. Pour les couverts végétaux, « il y a un vrai savoir-faire de Lidea pour la constitution de mélanges », complète-t-il précisant que ce segment se développe également en Europe du Nord et en Europe centrale.

Nouvelle usine de production en Russie

Quant à la couverture géographique, il n’y a pas de changement de « terrain de jeu » (Europe et Russie essentiellement), mais « l’implantation est plus fine et plus rationnelle à tous les niveaux (sélection, usines de production de semences, activités commerciales) pour fournir tous les marchés européens », souligne Pierre Flye Sainte-Marie.

Lidea comprend 17 stations de recherche dans toute l’Europe et huit sites de production en France, Roumanie, Ukraine, Espagne et prochainement en Russie (dotée d’une capacité de 4 à 5 millions de doses de maïs et tournesol). Plus de 30 millions d’euros sont consacrés chaque année aux investissements industriels et R&D. Pas moins de 45 000 ha sont consacrés à la production, répartis dans cinq pays.

Isabelle Escoffier
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