« Il reste désormais à reconnaître notre profession parmi les instances professionnelles du Gnis (interprofession des semences et plants) », a fait part jeudi 20 juin Sylvain Ducroquet, président du Staff (Syndicat des trieurs à façon de France) lors de la conférence annuelle.

S’il y a déjà eu des rencontres entre le Gnis et le Staff, le chantier traîne un peu au goût des trieurs, qui représentent tout de même 50 % des semences produites en France. Et une nouvelle réunion est prévue en septembre mais les trieurs remarquent que le nouvel accord sur le financement de la recherche a entre-temps été signé et s’est donc fait sans « une réflexion de l’intégralité des acteurs »…

« Qu’il y ait une augmentation des royalties pour financer la recherche, c’est assez logique. Cela dit, même si elle ne représente que 0,5 % du chiffre d’affaires d’un hectare de blé, soit environ 7 €/ha, nous ne sommes pas vraiment d’accord pour que la Criv (contribution à la recherche et à l’innovation variétale), ancienne CVRO (contribution volontaire rendue obligatoire), soit du même montant pour la semence certifiée et la semence de ferme, ajoute le président du Staff. Et dans ce cas pourquoi ne pas avoir le droit de faire des dons, des échanges ou de la vente ? »

Le Staff s’interroge aussi sur les conditions de son entrée dans l’interprofession, sur les orientations pour la recherche, ou encore sur la réglementation appliquée aux blés hybrides.

« En 2019, une porte a été ouverte avec le Mooc, avec environ 8 000 participants à cette formation en ligne, à laquelle nous avons été conviés. Nous saluons cette initiative et nous aimerions désormais aller au bout du chemin », a considéré Sylvain Ducroquet, tout en précisant avoir demandé qu’un membre du ministère fasse office de médiateur lors des discussions avec l’interprofession.

C.F.