« Depuis trois à cinq ans, la proportion de semences de ferme progresse de manière constante », s’est félicité Sylvain Ducroquet, président du Syndicat des trieurs à façon de France (Staff). En 2016-2017, la part de marché a atteint 55 % pour les céréales contre 45 % auparavant. Pour le président du Staff, les semences de ferme permettent de réaliser des économies sur l’exploitation et de faciliter le choix des traitements de semences à la parcelle.

Les mélanges, une tendance qui progresse

« Les trieurs sont une vraie ressource en cas de difficultés », poursuit-il, citant le cas de l’année 2016 où les trieurs ont « répondu présents » face à la mauvaise récolte, grâce à leur « adaptabilité technique ». Les trieurs se disent aussi en capacité de répondre à la demande des agriculteurs qui font des mélanges de variétés à la ferme. « Une tendance qui progresse, et qui a de nombreux avantages », indique le Staff.

Autre adaptation à l’évolution des pratiques agricoles : des trieurs mobiles spécifiques sont actuellement en test pour nettoyer et séparer des lots d’espèces différentes (pour le marché des semences et celui pour la consommation). « Nous avons une carte à jouer pour relever les nouveaux défis de l’agriculture », estime Sylvain Ducroquet. Et de citer l’arrêt prochain de l’imidaclopride, « un facteur nouveau déstabilisant pour lequel nous sommes en mesure de nous adapter », lance Sylvain Ducroquet.

Un plan de communication

Le syndicat a lancé en 2017, un plan de communication sous forme de mailings personnalisés mettant en avant la capacité des trieurs à répondre aux aléas climatiques. « Quels que soient les aléas, les trieurs sont là », résume le Staff. Des encarts de publicité sur des sites internet sont également prévus afin d’aider les agriculteurs à trouver une entreprise proche de leur exploitation. Une possibilité offerte également sur le site internet du Staff.

I.E.