S’exprimant en clôture de l’assemblée générale de l’UFS (Union française des semenciers), qui s’est déroulée en visioconférence le 5 novembre 2020, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a apporté son soutien à « cette filière d’excellence » qui revêt une « importance stratégique pour l’économie française et pour nos agricultures ».

« Pour lutter contre nos dépendances face à la ressource en eau, aux intrants, je suis convaincu que la sélection variétale a un rôle majeur à jouer, a poursuivi le ministre. Elle s’inscrit aussi dans le projet d’une agriculture plus souveraine et plus résiliente. » Et de citer l’exemple de l’indépendance de la France vis-à-vis des importations en protéines végétales.

Réduire la dépendance aux importations de protéines végétales

« Depuis des décennies, nous sommes de plus en plus dépendants de protéines végétales sud-américaines, ceci n’est pas acceptable », a-t-il exprimé.

Ainsi, dans le cadre de la nouvelle stratégie sur les protéines végétales qui doit être publiée prochainement, Julien Denormandie a annoncé qu’une enveloppe de cinq millions d’euros du plan de relance sera consacrée à l’innovation variétale dans le domaine des plantes riches en protéines. « Les modalités de financement sont en cours d’ajustement et seront bientôt annoncées » a-t-il précisé.

Actes de destruction condamnés

Dans son allocation vidéo, le ministre a également souligné l’utilité des nouvelles méthodes de sélection (NBT) dans la recherche de solutions pour l’agriculture durable. « C’est un sujet sociétal très sensible, nous devons en tenir compte et expliciter de quoi il s’agit », a souligné le ministre, condamnant « avec fermeté » les actes de destruction « aveugles et injustifiés » de parcelles d’essais. Ce dont s’est félicité Claude Tabel, président de l’UFS, après le discours du ministre.

Révision du cadre juridique sur les OGM

Il a par ailleurs appeler à la révision du cadre juridique sur le génie génétique, qui date de deux décennies, afin de le faire correspondre à l’état de la science actuelle et de permettre de continuer à innover en matière de sélection variétale.

Enfin, il a indiqué que sera mis en place d’ici à la fin de l’année 2020 ou au début de l’année 2021, un fonds de dotation de soutien aux ressources phytogénétiques. L’UFS, le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) ont prévu d’y participer financièrement.

Isabelle Escoffier