« L’année dernière, 23 500 ha sont partis en fumée dans notre pays, rappelle Irrigants de France dans un communiqué du 11 août 2020. Le stockage de l’eau est aussi une arme efficace pour lutter contre les incendies de forêt. »

Selon l’association, les parcelles agricoles en bordure de forêt assurent un rôle protecteur, et les cultures bien irriguées, en plus de rafraîchir les parcelles en pleine canicule, constituent un « pare-feu naturel », de même que les points d’eau naturels ou artificiels.

« Dans un contexte de sécheresses de plus en plus sévères, l’abandon des cultures irriguées, l’interdiction des retenues ou le refus de les mettre en eau, serait une attitude totalement irresponsable qui aurait pour effet d’augmenter le risque d’incendies et leurs conséquences économiques, humaines et environnementales, soutient les Irrigants de France. Sans oublier que les incendies sont aussi une importante source d’émissions toxiques et de CO2, contribuant au réchauffement de la planète. »

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Favoriser le stockage de l’eau

L’association milite pour « libérer la réalisation d’infrastructures de stockage d’eau dans le cadre des projets de territoire afin que ces ouvrages, certes garants de l’activité agricole, soient aussi au service de tous les usagers. »

« e manque d’eau stérilise nos terres, brûle nos forêts et dévaste les paysages, déplore Éric Frétillère, président d’Irrigants de France. Mais je reste confiant car cette année 2020 montre une fois de plus que l’abondance des précipitations hivernales permet largement de répondre aux besoins humains et naturels, y compris la recharge des nappes souterraines. Il est donc temps d’agir en débloquant les projets de territoire il en reste 47 sur les 50 que le gouvernement avait promis de faire aboutir à l’issue des assises de l’eau.

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Justine Papin