« Les vignes n’ont jamais atteint leurs seuils létaux de dysfonctionnement hydraulique », indique l’Inra dans un communiqué de presse du 1er février 2018. C’est ce que démontrent leurs travaux sur la vigne en association avec Bordeaux Sciences Agro publiée dans la revue Science Advances du 31 janvier 2018. « La marge de sécurité face à la sécheresse reste faible », précise l’Inra.

L’embolie vasculaire en cause

L’étude a été réalisée à Saint-Émilion en France et dans la vallée de Napa, en Californie, aux États-Unis. Elle a permis de démontrer une résistance similaire entre différents cépages et porte-greffes. Les chercheurs se sont concentrés sur la survenue de l’embolie vasculaire qui se produit lors de longue période de sécheresse quand l’air pénètre dans la colonne d’eau des arbres et provoque leur mortalité.

Des mécanismes de défense

Pour résister à l’embolie vasculaire, l’Inra a identifié des mécanismes tels que le desséchement des feuilles ou l’aoûtement, c’est-à-dire la croissance des sarments. « Ces résultats pourront être utilisés par les viticulteurs pour piloter les vignobles de demain et notamment y adapter la gestion de l’eau », écrit l’Inra.

T.D.