« Le Modef Nouvelle-Aquitaine soutient la création du lac de Caussade conformément à l’arrêté préfectoral de juin 2018 qui autorisait la réalisation de l’ouvrage. Nous demandons sa validation par l’État », annonce le syndicat dans un communiqué diffusé le 26 octobre 2021.

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L’arrêté de juin 2018 avait ensuite été attaqué au tribunal administratif par des associations environnementales, avant que la préfète ne revienne sur son autorisation en octobre 2018. Les agriculteurs avaient malgré tout engagé la construction à la fin de 2018.

S’en est suivi un long bras de fer : la mobilisation de centaines d’agriculteurs en mars 2020 avait notamment permis d’irriguer les cultures l’été suivant, avant que l’État n’exige la vidange de la retenue à l’automne 2020.

Une tentative de condamnation « injuste »

Le syndicat dénonce par ailleurs la « criminalisation de l’action syndicale [qui] s’exprime dans la comparution du président de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne et de son vice-président. » Ces derniers ont été condamnés le 10 juillet 2020 à de la prison ferme pour la construction de la retenue du lac contestée par les associations de défense de l’environnement.

L’appel du jugement, qui les condamne à 9 et 8 mois de prison, aura lieu au tribunal d’Agen le 28 octobre 2021. La section régionale du Modef « leur exprime tout [son] soutien dans cette tentative injuste de condamnation » et appelle ses adhérents à se rendre au tribunal le jour du jugement.

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Raphaëlle Borget