Le rapport se positionne en faveur de « la création ou l’amélioration d’ouvrages, en particulier de retenues », dont le rôle est qualifié d’« essentiel » face au changement climatique. Cela nécessitera une « action de communication et de concertation de grande ampleur » pour « éviter que des résistances trop grandes ne bloquent les projets ».

Adrien Morenas, président de la mission, « considère que l’hostilité a priori manifestée à la création de retenues d’eau n’est pas véritablement fondée et va plutôt à l’encontre des objectifs de préservation de la nature et de biodiversité ». Le vice-président estime, quant à lui, que « ce type d’aménagement doit être regardé avec prudence et mis en œuvre lorsque cela est strictement nécessaire ».

D’autres propositions ont également été faites :

  • « Mieux indemniser » les agriculteurs concernés par la protection d’un périmètre de captage ;
  • Intégrer des règles de bonnes pratiques agricoles dans le calcul des aides Pac pour « prioriser la lutte contre les pollutions diffuse » au niveau européen ;
  • Autoriser « très rapidement » la réutilisation de l’eau usée pour les usages non liés à la consommation humaine ;
  • Autoriser les États à refuser l’importation de fruits et de légumes traités avec des produits phytosanitaires interdits sur son territoire, et « incompatibles avec la lutte contre les pollutions agricoles diffuses ».

Adrien Morenas, rapporteur du document, devrait faire une proposition de loi intégrant ces éléments courant octobre 2018.

H.P.