Le dernier rapport d’enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur les résidus de pesticides dans les denrées d’origine végétale indique qu’en 2018, date des analyses, « le taux de non-conformité global reste relativement stable depuis 2016 et se situe à 3,5 % ».

Une « non-conformité » renvoie à un dépassement des limites maximales de résidus (LMR), au regard de la réglementation européenne. Ce taux s’appuie sur l’analyse de 6 029 prélèvements en France : fruits et légumes, légumineuses graines et fruits oléagineux, thés, cafés, infusions, épices, céréales…

La Répression des fraudes précise que « les taux de non-conformités les plus élevés (9,8 %) sont observés, également de façon constante au cours des dernières années, pour les analyses réalisées dans le cadre des contrôles renforcés à l’importation. »

AB et « zéro résidu » à la loupe

Par ailleurs, « les produits issus de l’agriculture biologique (AB), représentant 8,3 % de l’ensemble des prélèvements, montrent un taux de non-conformité nettement inférieur à celui de l’ensemble des prélèvements (1,2 %) ».

En complément des produits certifiés AB, la DGCCRF a ciblé des analyses sur les denrées avec allégations négatives sur les pesticides, telles que « cultivé sans pesticide », « sans pesticides », « sans insecticide », « sans résidu de pesticides », « sans traitement après récolte ». Sur 94 prélèvements, 36 non-conformités ont été relevées « du fait de la présence de résidus de pesticides quantifiables en discordance par rapport à l’allégation portée sur le produit ».

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98 % des fruits et légumes frais conformes

Dans un communiqué du 1er septembre 2020, Interfel souligne que 98 % des fruits et légumes frais sont conformes à la réglementation, « alors que celle-ci, et notamment la réglementation française, se durcit et que la pression parasitaire se renforce avec des espèces invasives ». Pour l’interprofession, ce taux de non-conformité de 2 %, qui « s’inscrit dans une évolution à la baisse depuis maintenant 3 ans », prouve « la bonne maîtrise de l’utilisation des pesticides par les producteurs ».

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Hélène Parisot