« À ma demande, les services de l’État ont procédé à une mission de contrôle et d’expertise sur site en lien avec un expert écologue. Il en ressort que les travaux de canalisation réalisés respectent bien les prescriptions de l’arrêté préfectoral » autorisant le chantier, écrit le préfet Emmanuel Aubry dans un communiqué ce 30 novembre 2021.

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Les travaux « peuvent se poursuivre »

Selon lui, la Coop de l’Eau qui porte le projet, a bien procédé aux modifications de tracé demandées avant le début des travaux et visant à « éviter deux parcelles […] présentant de forts enjeux environnementaux (prairie temporaire humide et arbres têtards) ».

« Toutes les zones humides sont épargnées et préservées », ajoute la préfecture des Deux-Sèvres, assurant que les travaux engagés « peuvent se poursuivre en toute légalité » à Mauzé-sur-le-Mignon.

Le représentant de l’État en Deux-Sèvres voulait s’assurer que des « travaux en milieu humide, donc irréguliers en cette période de l’année », n’étaient pas en cours sur le chantier de cette retenue d’eau, également appelée « bassine ».

Les militants suivent le chantier

Sous l’œil de la presse et d’un important dispositif de 70 gendarmes appuyés par un hélicoptère, une trentaine de militants du collectif d’opposants Bassines Non Merci ont constaté l’avancement de la réalisation de tranchées et de pose de canalisations de vidange dans la vallée du Mignon, des travaux « interdits » selon eux.

Ces militants s’appuient sur un arrêté, consulté par l’AFP, qui stipule qu’« aucune intervention n’est possible entre le 1er novembre et le 31 juillet (...) en cas de croisement avec un habitat humide ou un cours d’eau ».

Julien Le Guet, porte-parole de Bassines Non Merci, s’est dit « plus déterminé que jamais » à faire stopper le projet, géré de manière « absurde » par l’État.

Une retenue d’eau saccagée

Ces dernières années, l’opposition aux « bassines » s’est cristallisée dans les Deux-Sèvres, notamment à Mauzé-sur-le-Mignon où est creusée la première des seize retenues prévues sur le bassin de la Sèvre niortaise, crucial pour l’alimentation du marais poitevin.

Ces dernières semaines, la tension est montée d’un cran, comme le 6 novembre, en marge d’une manifestation d’opposants, lorsque des militants avaient saccagé une retenue d’eau en Charente-Maritime.

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Ces dégradations ont été unanimement condamnées par les ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin et de l’Agriculture Julien Denormandie et les deux syndicats agricoles, la FNSEA et la Coordination rurale.

AFP