Lors d’une conférence de presse le 8 avril 2021, les associations environnementalistes Générations Futures et Alerte des Médecins sur les Pesticides (AMLP) avaient tiré la sonnette d’alarme. Sur quoi ? Sur ce qu’elles considèrent être des lacunes dans les dossiers d’évaluation de 6 matières actives à effet présumé de perturbation du système endocrinien et dont les autorisations arrivent à terme en 2021.

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Les deux associations en question, avaient pour cela analysé les « Renewal Assesment Reports (RAR) », à savoir les rapports d’évaluation rédigés par les États membres rapporteurs. Néanmoins, ces documents ne constituent pas une évaluation finale, selon l’Anses (1).

Une procédure d’évaluation non terminée

L’Anses précise donc que pour 5 des 6 substances actives analysées par Générations Futures et Alerte des Médecins sur les Pesticides (cyprodinil, spinosad, pyrimethanil, mépanipyrim, ziram), la procédure de réévaluation était déjà en cours lorsque la nouvelle réglementation sur les perturbateurs endocriniens est parue en 2018.

Ainsi « des compléments d’information (études spécifiques pour évaluer les effets endocriniens) ont été demandés par l’Efsa (2) aux metteurs sur le marché : la procédure d’évaluation européenne n’est donc pas terminée et les RAR seront actualisés pour intégrer les nouvelles données », indique l’Anses.

« En ce qui concerne le fenbuconazole, la substance n’est pas soutenue dans le cadre de son renouvellement, son approbation expire le 30/04/2021 », précise l’agence.

Charlotte Salmon

(1) Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

(2) Efsa : Autorité européenne de sécurité des aliments.