La Commission européenne a modifié certaines dispositions du règlement d’exécution (UE) 2020/1191 le 13 octobre 2021, concernant les mesures destinées à éviter l’introduction et la dissémination du virus du fruit rugueux brun de la tomate (ToBRFV) dans l’Union européenne.

Ces dispositions seront en application jusqu’au 31 mai 2021. Depuis l’adoption du règlement en août 2020, des audits ont été réalisés : il en ressort notamment que « la mise en œuvre des mesures d’éradication manque de cohérence ».

Établissement de zones délimitées

Lorsque la présence du virus est confirmée, l’autorité compétente devra dorénavant mettre en place une zone délimitée, correspondant au site de production infesté. Si le site en question ne possède pas de protection physique, une zone tampon d’au moins 30 mètres autour de la zone infestée est ajoutée.

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Dans ces zones, des actions d’enlèvement et de destruction des lots de végétaux, fruits et semences infestés sont exigées, de même que des mesures d’hygiène spécifique au personnel et matériels présents sur site. Le milieu de culture devra par ailleurs être détruit ou traité au moins à la fin de la période de récolte pour éviter les risques de dissémination.

Contrôles renforcés aux frontières

Le règlement indique également que les analyses sur plantes mères devront se faire dans un « délai le plus court possible avant la première récolte des fruits ». Dorénavant, il intègre aussi dans son champ d’application les hybrides de la tomate, aussi sensibles au virus.

Concernant les importations de semences et végétaux, le taux d’échantillonnage et d’analyse des lots introduits dans l’Union européenne est porté à 50 % pour les provenances d’Israël et de 100 % pour celles de Chine : les contrôles phytosanitaires effectués ont détecté un grand nombre d’envois infectés originaires de ces pays.

Charlotte Salmon