En décembre 2017, l’Union européenne a réapprouvé pour cinq ans l’utilisation du glyphosate. Faisant suite aux controverses sur le classement « probablement cancérigène pour l’homme » de la substance en 2015 par le Circ (1), l’Anses (2) a lancé un appel d’offres en août 2019 pour la réalisation de plusieurs études complémentaires.

Ces études complémentaires porteront notamment sur le stress cellulaire faisant suite à une exposition au glyphosate, le potentiel génotoxique et les mécanismes d’action cancérogène. Les résultats serviront à la réévaluation du glyphosate à la fin de 2022 par l’Union européenne.

Comprendre les modes d’action

L’Autorité française de santé a dévoilé le 30 avril 2020 les équipes retenues :

  • Le consortium coordonné par l’Institut Pasteur de Lille (Institut Pasteur de Lille, CEA, Université de Lille, Inserm (Institut NuMeCan), Université de Toulouse, Arpae (Agency for Prevention, Environment and Energy, Italie), Laberca), dont le programme couvre l’ensemble du cahier des charges ;
  • Le Circ, qui propose une étude originale visant à explorer d’éventuels effets génotoxiques du glyphosate faisant suite à une exposition de longue durée de cultures cellulaires.

Ces équipes bénéficieront d’un financement global de 1,2 million d’euros dans le cadre du plan Ecophyto II +. « L’ensemble de ces travaux vise à établir l’expertise scientifique la plus complète possible sur le potentiel cancérogène du glyphosate. Les résultats des études seront pris en compte dans le cadre de la prochaine réévaluation du glyphosate par l’Union européenne », a indiqué l’Anses.

À lire aussi : Glyphosate, de nouvelles accusations sur les résultats du Circ (24/10/2017)

J. Papin

(1) Centre international de recherche sur le cancer.

(2) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.