Le plan d’action gouvernemental sur les produits phytopharmaceutiques et la diminution de la dépendance de l’agriculture aux pesticides a déjà beaucoup fait réagir. Dans un communiqué du 27 avril 2018, Coop de France ajoute sa voix : « La multiplication des interdictions, l’alourdissement des charges, la négation du temps nécessaire au développement de solutions alternatives freinent chaque jour davantage la transition en cours. »

Plutôt qu’« abandonner » la lutte contre les bioagresseurs, les coopératives agricoles préfèrent « la réorienter » pour réduire l’usage et l’impact des produits phytosanitaires.

Ne pas opposer les agriculteurs entre eux

Coop de France a également rappelé qu’elle se positionne en défaveur de la séparation capitalistique du conseil et de la vente des phytos, qui risque selon elle de remettre en cause le principe de la promotion des alternatives.

Également pointée du doigt : l’augmentation de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) de 50 millions d’euros. Avec cette somme, le gouvernement souhaite financer l’accompagnement des agriculteurs, dans le cadre du plan Ecophyto et de la conversion à l’agriculture biologique. Pour Coop de France, « le gouvernement prend le risque d’opposer les agriculteurs entre eux ».

H.P.