Sous le coup des gelées hivernales, la production nationale de pêches, nectarines, brugnons et pavies devrait subir un gros revers en 2018, avec un recul à hauteur de 17 %, par rapport à 2017, estime Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note parue le 11 juillet.

Dans le Languedoc et le Roussillon, les précipitations ont amoindri la production, accentuant sa baisse jusqu’à 20 % en un an. La production de l’ensemble des variétés a été affectée par le gel de février. Le Gard aurait été aussi touché. La vallée de la Garonne connaît une chute de la production de 40 %. Dans la Région Paca, les premières récoltes débutent avec 10 jours de retard. Le rendement pour 2018 est estimé en recul à hauteur de 9 % dans la région. Dans la vallée du Rhône, le climat chaud favorise les calibres. La production est néanmoins prévue inférieure à l’année dernière, avec un recul de 10 %.

Bascule de l’offre vers l’origine France

L’offre réduite de pêches a permis en revanche le soutien des prix, supérieurs à la moyenne de 17 % par rapport à 2017. Conséquence : l’offre, positionnée jusqu’à présent sur le produit espagnol, a basculé vers l’origine France. Après un début lent, le marché s’est activé à la fin du mois de juin, en lien avec les températures estivales. La demande est devenue supérieure à l’offre disponible, favorisant ainsi la hausse des cours.

Concernant les volumes à l’échelle européenne, la récolte est également enregistrée à la baisse de 11 % par rapport à celle de 2017, à la suite d’une succession de vagues de froid, de gelées et de précipitations. La production de l’Espagne et de l’Italie, les principaux pays producteurs, devrait considérablement reculer sur un an, de 14 % et 16 %.

Rosanne Aries