Dans un communiqué diffusé le 15 septembre 2020, l’AFBV regrette que le plan de relance consacré à l’agriculture « ne dise rien du rôle que pourraient y jouer les biotechnologies végétales alors que le gouvernement déclare en même temps vouloir faire des biotechnologies une filière industrielle prioritaire. » Pour l’association, il s’agit d’une « contradiction » puisque ce plan met pourtant en avant « un soutien à la recherche sur les semences pour des plantes plus résistantes ».

Souveraineté semencière

L’AFBV rappelle le « potentiel d’innovations issues des biotechnologies végétales et de la recherche variétale pour atteindre les objectifs ambitieux du plan de relance. Ces innovations permettent, selon elle, « d’améliorer notre souveraineté alimentaire, qui dépend directement de notre souveraineté semencière, c’est-à-dire notre capacité à améliorer les variétés cultivées dans nos territoires. « La réussite du plan en faveur de l’indépendance protéique par exemple reposera en grande partie sur des avancées de notre génétique végétale », estime l’AFBV.

Transition agroécologique

Les innovations biotechnologiques permettent aussi pour l’AFBV, d’accélérer la transition agroécologique en développant une agriculture moins dépendante des produits phytosanitaires et d’adapter les productions végétales au changement climatique en les rendant par exemple plus résilientes au stress hydrique ou plus résistantes à des pathogènes et ravageurs.

Réglementation européenne urgente

Ainsi pour l’association, les innovations technologiques en amélioration des plantes ne doivent pas être bloquées car sans elles, la réussite du plan de relance de l’agriculture sera une « mission impossible ». « Toutes les biotechnologies végétales, sans exclusive a priori, doivent être mobilisées pour atteindre les objectifs du plan de relance, insiste l’AFBV. Il est urgent que la France investisse fortement dans les recherches sur les semences et qu’elle s’implique avec les autres États membres pour que l’Europe adopte rapidement une réglementation sur les biotechnologies. »

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Isabelle Escoffier