Pour cela, les chercheurs ont réalisé une analyse très poussée du génome représentant les 17 chromosomes du pommier, en combinant les dernières technologies de séquençage de l’ADN à celles de la cartographie classique. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Genetics le 5 juin 2017.

Ces travaux ont permis d’identifier des réarrangements importants qui se sont produits dans le génome de la pomme il y a environ 21 millions d’années. « Ces changements pourraient être dus à l’émergence des montagnes de Tian Shan (Kazakhstan), explique l’Inra. Ces événements géologiques et environnementaux auraient contribué à l’évolution contrastée de l’ancêtre commun du pommier et du poirier. »

Création accélérée de nouvelles variétés

Cette analyse du génome permet « d’avoir une vision sans précédent sur la composition et l’évolution du génome d’un arbre », et ouvre de nouvelles perspectives pour accélérer la création de nouvelles variétés plus résistantes pour réduire l’utilisation des produits phyto, pour améliorer la qualité des fruits ou encore adapter les variétés au changement climatique.

I.E.