Selon l’Inra (1), la régulation naturelle des bioagresseurs, qu’il s’agisse de taux de parasitisme, de prédation ou de compétition, est plus importante dans les systèmes de culture AB (agriculture biologique) que dans les systèmes AC (agriculture conventionnelle). Cela vaut pour tous les types de bioagresseurs : pathogènes, ravageurs ou adventices.

« Ces résultats démontrent l’intérêt des pratiques culturales de l’AB en matière de régulation des bioagresseurs et de maîtrise des pathogènes et des animaux nuisibles », conclut l’Institut.

Niveaux d’infestation variables

Des niveaux de régulation plus élevés ne sont pas systématiquement synonymes de niveaux d’infestation plus faibles. Les chercheurs ont aussi montré que globalement, les systèmes en AB sont plus infestés par les adventices que les systèmes en AC, et un niveau équivalent d’infestation de ravageurs (insectes, nématodes, acariens et autres). En revanche, le niveau d’infestation par des agents pathogènes (champignons ou bactéries par exemple) est plus faible en AB qu’en AC.

H.P.

(1) Institut national de la recherche agronomique.