Jusqu’alors, les recherches sur les capacités d’adaptation des plantes à un environnement changeant ont surtout porté sur « les variations environnementales d’un point de vue climatique, explique l’Inra dans un communiqué du 30 novembre 2018. Or, l’environnement de la plante est beaucoup plus complexe. Il est aussi composé du sol et de son microbiote. »

Arabidopsis thaliana, plante modèle

Une équipe du laboratoire des interactions plantes-microorganismes (Inra-CNRS) va étudier ces paramètres sur la plante modèle Arabidopsis thaliana pendant deux ans dans onze départements du Sud-Ouest. Les cobayes seront 3 lignées de chacune des 168 populations sauvages plantées dans 56 jardins de particuliers (cour gravillonnée, potager, prairie permanente, verger…). Ce projet baptisé Optima sera financé par le labex Tulip pour un montant de 88 000 €.

« L’équipe du LIPM a observé qu’Arabidopsis thaliana pouvait vivre dans des habitats très contrastés (prairies permanentes, murs, fossés, champs cultivés, parking…). » D’où son intérêt et l’envie de répondre aux questions suivantes : À quelle composante écologique est adaptée Arabidopsis thaliana ? Quels sont les gènes permettant cette adaptation ?

Des résultats pour l’été 2019

« L’objectif est d’établir une carte génomique de l’adaptation locale d’Arabidopsis thaliana au climat, aux propriétés agronomiques du sol et au microbiote du sol. » Il est demandé aux participants volontaires de photographier régulièrement les plantes pour « estimer leur survie au cours de l’hiver » et aussi « la vitesse de croissance de celles qui auront survécu ».

Les résultats issus de ce projet collaboratif sont attendus d’ici à l’été 2019 et devraient en apprendre plus sur l’adaptation des plantes sauvages aux changements globaux en cours.