Le Sénat a adopté le 5 décembre dernier un amendement au projet de finances 2021, actant la création d’un crédit d’impôt de 2 500 € destiné à encourager les entreprises agricoles à sortir du glyphosate. « De l’argent jeté par les fenêtres », a réagi la Coordination rurale le 9 décembre 2020 dans un communiqué de presse.

À lire aussi : Décryptage : ce qu’on sait du crédit d’impôt pour la sortie du glyphosate (08/12/2020)

Incohérence sur les importations

« On interdit l’utilisation de ces produits phytosanitaires en France, mais on permet l’importation de denrées alimentaires en provenance de pays autorisant leur utilisation et dans des quantités beaucoup plus importantes. C’est comme le fait de fermer des centrales nucléaires et devoir importer de l’énergie issue des centrales à charbon allemandes ! Il faut arrêter d’importer ce que nous refusons de produire chez nous ! » s’indigne Damien Brunelle, premier vice-président de la Coordination rurale.

« En France, le glyphosate est utilisé entre deux cultures pour détruire les plantes adventices qui concurrenceraient la culture suivante ou en inter-rangs en viticulture ou en production de fruits et il est donc indispensable pour les agriculteurs tout en préservant le bon état des sols, rappelle la Coordination rurale. Son utilisation est en faible quantité et il ne se retrouve donc pas dans les récoltes. »

Justine Papin