À la demande du ministère de l’Agriculture en avril 2021, le CGAAER (1) a réalisé un état des lieux des pratiques et technologies mobilisables en agriculture en faveur d’une gestion économe de la ressource en eau.

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Publié le 16 juin 2022 sur le site du ministère, ce rapport analyse également les perspectives de développement de ces différents leviers en France, comparativement à ce qui est réalisé dans d’autres états membres de l’Union européenne.

Un panel de leviers

Le rapport identifie un certain nombre de leviers d’adaptation, issus d’études antérieures, avec leurs avantages et limites :

  • La modification des itinéraires techniques ;
  • La diversification et l’allongement des rotations ;
  • L’innovation variétale ;
  • La transition vers l’agriculture biologique, l’agriculture de conservation des sols ou l’agroforesterie.

Une autre thématique décrite concerne les économies d’eau en irrigation, avec des innovations sur le type et le réglage du matériel et le recours à des outils d’aide à la décision.

Le rapport détaille également les ressources alternatives possibles comme la création de nouveaux stockages et l’optimisation des ressources existantes. La mission également des solutions peu ou pas développées en France à ce jour telles que les recharges artificielles de nappes souterraines, la réutilisation des eaux usées traitées et les techniques de dessalement.

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5 recommandations

Le CGAAER formule cinq recommandations :

  • « Veiller à l’appui technico-économique des agriculteurs engagés dans une démarche agroécologique en vue d’économiser l’eau » ;
  • « Favoriser l’accès aux innovations en irrigation à travers la formation, le conseil et l’aide au financement » ;
  • « Préciser le concept d’irrigation de résilience afin d’en permettre l’appropriation par les irrigants » ;
  • « Établir un état des lieux exhaustif des sites de recharge artificielle de nappes et de réutilisation des eaux usées traitées », en complément de l’inventaire des retenues retenu dans le cadre du Varenne de l’eau ;
  • « Analyser les dispositifs réglementaires mis en place par les pays utilisateurs d’eaux non conventionnelles leur permettant de les intégrer à la ressource en irrigation ».
Charlotte Salmon

(1) Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux.